Projet dans les Andes péruviennes 2009

Projet et objectifs initiaux

  • Présentation

Le projet « Andes péruviennes » a été mis en place en Septembre 2008 par sept étudiantes en psychomotricité de l’association P.O.M.M (psychomotricité et ouverture sur le monde du maternage). En décembre, nous nous sommes mis en relation avec l’association Munay, une association loi 1901, qui a pour mission d’aider les paysans andins.

Après plusieurs échanges avec la directrice de cette association, Monique, et le coordonateur au Pérou, Raul, nous avons établi nos objectifs et un planning provisoire.


  • Philosophie de notre projet

Ce projet est vu par l’ensemble de l’équipe comme un échange de connaissances et de savoirs faire entre deux cultures. Nous pensons pouvoir apporter une aide aux intervenants de l’association Munay dans la prise en charge des enfants : soulagement de l’équipe par la réalisation d’activités avec les enfants, aide pour comprendre les besoins spécifiques des enfants en difficultés. Et en retour nous proposerons aux campesinos (paysans andins) de nous enseigner leurs us et coutumes sur les soins qu’ils apportent à leurs enfants, sur leur façon de percevoir l’enfant,…

De plus, nous sommes dans une optique de non jugement et de respect des coutumes péruviennes. Notre intervention n’a pas pour but de classer ou de hiérarchiser les manières de procéder mais plutôt de comprendre la vie d’une structure qui accueille des enfants, des femmes enceintes dans un contexte différent du nôtre et de participer à son fonctionnement en apportant un regard extérieur.

Enfin, notre projet, est un projet étudiant. Nous sommes toutes en cours de formation et nous sommes conscientes que notre apport ne sera pas celui de professionnels. Nous ne prétendons pas être dans une visée thérapeutique ou rééducative mais simplement dans une approche de l’enfant dans une autre culture sensibilisée par nos études.

 

  • Organisation

Deux équipes se sont formées sur 2 mois pour assurer une continuité :

  • Une équipe de 4 étudiantes est intervenue du 7 juin au 10 juillet 2009 = 6 semaines

  • Une équipe de 3 étudiantes est intervenue du 10 juillet au 31 juillet = 3 semaines effectives

 

  • Lieux initiaux d’intervention :
  • L’orphelinat ou Aldea Infantil

  • Une école spécialisée qui accueille des enfants handicapés

  • Une « casa de espera materna »

  • Maison de retraite

  •  

Réalisation

  • Projet orphelinat ou ALDEA INFANTIL

L’orphelinat accueille des enfants orphelins ou bien abandonnés par des parents qui ne peuvent assurer financièrement. Ces enfants sont nourris et logés au sein de cette institution. L’orphelinat est organisé en sept maisons (casas) comprenant huit enfants et une nourrice nommée « mère de substitution ». L’orphelinat comporte quarante-sept enfants entre neuf mois et dix-sept ans.

Ces enfants vont à l’école tous les matins de la semaine et les après-midis sont réservés aux devoirs ainsi qu’aux tâches collectives (vaisselle, cuisine, ménage). Nous n’avons donc pas pu mettre en place ce que nous avions prévu pour la semaine. Nous sommes donc intervenues le samedi et le dimanche dans cet orphelinat.

Nous avons proposé aux enfants des activités manuelles, sportives et de la danse. Ces activités proposées aux enfants permettaient d’une part, de sortir de leur quotidien (peu de choses sont mises en place pour eux), mais aussi d’être confrontés à un cadre. Nos objectifs ont été de développer avec ces enfants la conscience et l’expressivité du corps, à travers la danse et le sport, et, la motricité fine et la créativité à travers diverses activités manuelles.

Malheureusement, les aléas rencontrés dans cette institution (école et tâche collectives à réaliser par les enfants) ne nous ont pas permis de nous organiser comme prévu. C’est pourquoi nous nous sommes orientées vers d’autres horizons…

 

 

  • Notre action au sein de la maison de retraite

Suite à l'organisation autours de nos différentes actions, nous avions un peu de temps de libre dans notre emploi du temps. Nous avons donc décidé d'intervenir dans une maison de retraite, seulement nous n'avons pu commencer cette action que lors des deux dernières semaines d'intervention.

En vieillissant, on observe une fragilisation des individus associé une augmentation de difficultés psychomotrices.

Nous intervenions donc 2 demi-journées par semaine. Nous avons choisit d'orienter notre travail sur les stimulations sensorielles et quelque travail de coordination. Cela permet aux personnes de retrouver les plaisirs corporels à travers différentes sensations et conserver ou retrouver les habilités psychomotrices.

 

 

  • L’école pour enfants handicapés

Nous sommes intervenus dans un « centro especial » mis en place pour des enfants de sept à vingt ans, présentant tout type de handicap. Ces enfants étaient touchés aussi bien par des retards sensoriels (surdité), moteurs (hémiplégie, paraplégie) intellectuels (retards mentaux, trisomie 21) ainsi que des retard de développement. Tous ces handicaps ont des conséquences néfastes sur l’investissement et l’aisance corporelle de ces enfants ainsi que sur leurs facultés de concentration et de communication.

Nous avons donc mis en place des activités ludiques afin de solliciter leur motricité et leurs capacités d'attention et leur imagination à travers des activités artistiques et créatives (pâte à modeler, cirque) ainsi que par le biais de l’expressivité corporelle et rythmique.

Il reste néanmoins beaucoup à faire pour ces enfants, qui se retrouvent rassemblés dans ce centre mais sans aide, sans projet personnalisé ni réelle prise en compte de leur handicap.

 

 

  • Le centre de santé Choccepuquio

Deux fois par semaine, nous nous rendions au centre de santé « choccepuquio » pour un travail de prévention. Nous accueillions les enfants de zéro à cinq ans accompagnés de leur mère et/ou leur père pour observer à travers le jeu la qualité des relations parents-enfant et le niveau de développement psychomoteur. Les jeux libres rendaient compte de l'activité psychique de l'enfant et du soutien affectif des parents. De plus, les jeux que nous proposions permettaient de vérifier le fonctionnement des systèmes sensoriels et des réflexes.


Les observations sur le maternage péruvien

Au cours de ce projet nous avons été confrontées à une autre culture, où le rythme de vie, les priorités, les représentations, les rites sont différents des modes de vie occidentaux. Il est nécessaire de s’interroger alors sur la culture et son influence sur nos modes de pensées.

Selon l’association Munay, les « mamitas » (mères) appréhendent leur corps qu’à travers les multiples grossesses, la dureté du quotidien et la douleur, rarement la douceur. » Les conditions de vie au Pérou sont telles qu’elles n’offrent quasiment jamais la possibilité aux « mamitas » de s’accorder des moments de détente.

La santé au Pérou : Comme bon nombre de pays émergents, le Pérou connaît des besoins importants en matière de santé publique, d’équipements hospitaliers et d’assurance maladie. Au Pérou 49% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 70% dans les zones rurales (Rapporteur spécial des Nations Unies, 2004). Près de 25% des péruviens (environ 6,5 millions de personnes) n’ont pas accès aux soins médicaux de base (Etude nationale sur la santé, 2000).

Au Pérou, 410 femmes sur 100 000 meurent en couches. Dans le pays, une femme meurt toutes les huit heures de complications liées à un accouchement (2ème conférence nationale de la santé, 2005). Pour des questions de croyances et de pratiques traditionnelles, 90% des femmes indigènes préfèrent accoucher chez elles (étude du pan binational de développement). Andahuaylas est une ville située dans les hautes montagnes des Andes péruviennes. Aux alentours sont situés de nombreux villages reclus dans les montagnes. Les maisons maternelles de San Geronimo et Talavera font relais dans les soins apportés aux parturientes.

Dans le pays, 45% des décès concernent des enfants de moins de cinq ans (2ème conférence nationale de la santé, 2005). Un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent de mal nutrition chronique – entre 75 et 80% dans les zones rurales (Ministère de la santé, 2002)

La réticence pour les actes médicaux est très ancrée dans les communautés, où l’on ne fait pas confiance à la médecine et où l’on préfère généralement soigner par des remedios, remèdes traditionnels. Les individus qui forment une société rattachent le mystère de la naissance à des explications qui font sens pour eux. Là où nous, Occidentaux, voyons des contradictions il existe, en fait, une logique explicative contextuelle. Toutefois, l’installation des maisons maternelles accessibles aux communautés a permis une prise en charge et un meilleur suivi des parturientes depuis une dizaine d’année. Les centres de santé sont des postes de santé de proximité géographique et respectant au plus près les habitudes des parturientes.

 

 

  • Les maisons d’attente maternelle ou « Casa de espera materna »

Nous sommes intervenues régulièrement dans 2 maisons maternelles : la casa de espera materna de San Geronimo et celle de Talavera.

La régularité de nos interventions a permis de créer un lien de confiance avec les parturientes qui nous recevaient. En effet, les « mamitas » sont hébergées dans les « casas des espera materna » qui signifient littéralement : « les maisons d’attente maternelle » 3 semaines avant la date de l’accouchement prévue. Ce relais permet de suivre la fin de la grossesse et prévenir les risques à l’accouchement. Une maison maternelle est toujours à proximité d’un poste de santé où les femmes vont accoucher.

Tous les soins sont totalement gratuits pour les femmes, y compris la contraception. Si la femme décide d’accoucher chez elle, les soins seront payants par la suite si elle nécessite l’aide du poste de santé. La prise en charge comprend : la nourriture, l’hébergement et les soins. Ces maisons maternelles sont financées en partie par l’état, mais surtout par les pays étrangers comme le Canada ou des grandes institutions internationales comme l’UNICEF. La participation de l’état en général est de fournir l’ensemble de la nourriture non périssable.

Ces maisons maternelles sont un lieu de vie pour les parturientes. Ce lieu est composé : d’un point d’eau, de 1 ou plusieurs chambres (environ 8 à 10 lits), d’une cuisine. D’une maison maternelle à une autre les conditions ne sont pas les même. Nous avons pu constater que la maison maternelle de Talavera se composait de locaux plus salubres, décorés, et modernes que la maison maternelle de San Geronimo. Les principales activités de ces femmes sont les tâches quotidiennes et le tricotage. Les surveillantes cherchent à leur enseigner des règles d’hygiène et d’alimentation mais qui ne sont pas toujours en adéquation avec leur mode de vie dans les campagnes. Leurs enfants ainsi que leur époux peuvent venir leur rendre visite.

Dans chacune des maisons maternelles nous avons travaillé en collaboration avec une « obstetriz » (une sage femme). Nous avons rencontré Alia, une sage femme, à la casa materna de San Geronimo. Elle est détachée quelques heures de son poste au centre de santé pour venir à la casa materna suivre au plus près les femmes enceintes.

Nous avons tenté d’échanger avec elles autour des différences et points communs dans les pratiques autour du maternage. Toutefois, nombreuses d’entre elles ne parlaient pas espagnol mais quechua. Une traductrice (la gardienne) ou les sages femmes ont toujours répondu présentes pour être nos interprètes. Ces dernières étant très intéressées par cet échange culturel.

Au sein de ces deux maisons maternelles nous avons proposé différentes activités :

  • L’auto massage

  • Le massage des mains

  • La relaxation activo-passive de Wintreberg

  • L’échange sur le maternage de nos deux cultures

  • Préparation de crêpes

 

De même, les deux maisons maternelles nous ont proposé :

  • Une formation sur la prophylaxie obstétrique par la sage femme

  • La démonstration et l’apprentissage du portage péruvien dans une manta.

 

  • La grossesse : un vécu différent au Pérou

En Occident, on accorde une place très importante à la grossesse qui est valorisée et protégée. Le rapport qu’entretient la mère à son enfant durant la grossesse diffère également : la mère imagine son enfant, lui parle, le materne. Une relation s’instaure in-utéro avec cet enfant, la plupart du temps, désiré par le couple.

Ce rapport à la grossesse, contenant, maternant et choyant, fait partie de notre héritage transculturel.

Au Pérou, on observe certaines différences. La grossesse d’une part n’est pas tout le temps un choix ni un désir, par le fait de l’accès difficile à la contraception. Pour ces femmes, la grossesse souvent symbolise un arrêt de travail, une bouche de plus à nourrir, des contraintes supplémentaires. On remarque également de très jeunes femmes confrontées à la grossesse et pour lesquelles le concept de maternité, alors qu’elles sont encore des jeunes filles, semble lointain.

D’autre part, le rapport mère-enfant et cela même in-utéro est aussi quelque peu différent. Peu de mères parlent et ont des contacts physiques avec leur enfant alors qu’il est encore dans leur ventre. Il leur est difficile de parler de ce bébé à venir, de l’imaginer et de le projeter, sachant qu’il existe un fort taux de mortalité infantile.

 

 

  • L’accouchement

Les femmes des communautés accouchent maintenant presque à 100% depuis 10 ans dans les postes de santés les plus proches de chez elles ; les équipes médicales sont composées d’une « obstetriz » (sage femme), d’un « tecnico » (aide soignant), d’un « biologico » (infirmier) et du matériel nécessaire pour un accouchement sans complication. En cas de complications avant ou pendant l’accouchement chaque poste de santé dispose d’une ambulance pour amener la parturiente à l’hôpital le plus proche, ici Andahuaylas.

 

La position gynécologique est majoritairement acceptée, seules 2 à 3 % des gestantes accouchent verticalement. Cependant, après avoir favorisée la position gynécologique, les centres de santé utilisent la position désirée par la parturiente.

Le père a une place importante auprès de sa femme lors de l’accouchement. Il est présent pour soutenir sa femme, autant physiquement que psychologiquement. Ce dernier est très actif lors de l’accouchement, il aide sa femme par des stimulations du ventre par exemple.

« Le rôle habituel du mari/concubin consiste à soutenir fermement la femme en couches qui se démène tant et plus. Il facilite l’accouchement par des pressions, des massages et par la sécurité qu’apporte sa présence. » (F. LESTAGE)

Le traitement des résidus de l’accouchement : Le placenta est recueilli dans une coupelle et restitué à la maman si elle le souhaite. Lors des différents temps d’échange que nous avons pu partager avec les parturientes, elles nous ont expliqué qu’elles enterraient le placenta dans leur maison car leurs mères agissaient ainsi et elles reproduisent donc les coutumes ancestrales.

Si, en Occident, le placenta est aujourd’hui considéré comme un simple déchet hospitalier, il fait l’objet d’un traitement tout à fait spécial (enterré, brûlé…) dans les Andes péruviennes. L’importance accordée au rituel qui l’entoure est fondamentale pour les conditions de vie de la mère ou de l’enfant. Le placenta entretien une relation surnaturelle avec l’enfant, qui perdure après l’accouchement.

Après avoir accouché, la mère reste une journée au poste de santé avant de retourner travailler.

 

 

  • Le portage

Sur l'ensemble de la planète, les mères sont d'universelles porteuses. Les modes « d'emballage » et « d'arrimage » des bébés varient à l'infini : étagères dorsales, sacs à franges en peau ou en tissu, hamacs portatifs, petit paniers d'osier, courroies faites de fibres végétales finement tissées ; selon les latitudes, les températures et les matériaux, mais aussi selon les croyances qui touchent aux bébés.

Au Pérou les bébés sont portés quasiment à longueur de journée par les mères. Le bébé porté peut être emmené n'importe où, sans aucune contrainte pour ses parents. Au quotidien, l'adoption du portage intensif facilite grandement la vie avec un bébé, notamment lorsque d'autres enfants réclament leur part de soins et d'attention. Les mains et les bras restent libres et le porteur peut vaquer à ses différentes occupations.

Porté, l'enfant retrouve une grande partie des perceptions sensorielles qu'il a connues in-utéro : le rythme rassurant du cœur de sa maman, le bercement, le son de sa voix. Par ailleurs, le portage stimule le système vestibulaire de l’enfant. Des études, notamment celle de M.Geber dans les années 195O en Afrique, montrent les effets du portage sur le développement psychomoteur de l’enfant. Les enfants portés acquerraient la station assise, puis la marche beaucoup plus précocement. Ceci correspond à ce que l’on a pu observer au Pérou : souvent les enfants marchaient avant un an. Cela dit, on a constaté que ces enfants, avant l’accès à la marche, étaient plutôt hypotoniques. Ils semblaient rester dans une certaine passivité, avec moins de conduites exploratoires et un grand besoin de proximité avec leur mère. Tout ceci est à prendre avec précaution car le nombre d’enfants observés n’est pas suffisant pour généraliser.

 

 

  • L’allaitement

Une importante campagne est présente afin que les mères utilisent l’allaitement. Celui-ci peut être utilisé jusqu’à 24 mois. L’allaitement présente un avantage économique considérable et constitue un moyen de lutte contre la malnutrition du tout petit. Le lait renferme également des défenses immunitaires importantes pour le tout jeune enfant.

Pour les femmes que nous avons rencontré, l’allaitement semble être une évidence surtout parce qu’elles n’auraient pas les moyens de se procurer un autre lait.

Nous avons remarqué que le sein est non seulement utilisé pour son action nourricière mais également pour calmer l’enfant comme l’utilisation de la tétine chez nous.

 

 

  • L’emmaillotement

Le bébé est enveloppé bien droit, les bras le long du corps, dans des chiffons propres, puis ficelé à l’aide d’une longue ceinture. Les paysans disent le bander « comme une momie ».

Jusqu’à l’âge de deux mois environ, les nouveau-nés sont donc bandés afin « qu’ils soient droits » De deux à quatre mois ils le sont seulement pendant la nuit et quand leur mère travaille au champ. Etre droit signifie être proche de la station debout, symbole de l’humain, par opposition à l’animal, à quatre pattes ou rampant.

Jusqu’à 3 mois, les nourrissons sont peu présentés à l’entourage afin d’éviter les « mauvais regards » qui leur donneraient de la fièvre, des boutons… Cependant, d’un point de vue physiologique, l’emmaillotement entraîne une sudation excessive qui a pour conséquences l’ouverture des pores de la peau et la naissance de boutons. Depuis cette explication, les mères acceptent davantage de présenter leurs enfants.

 

  • L’hygiène

Depuis quelques temps, les mères désirent utiliser des couches jetables. Cependant, elles utilisent en général des tissus en guise de couches ou encore laissent leurs enfants sans protection par manque d’argent (achat du savon) ou de temps (laver les tissus).

L’hygiène est peut être également entravée par le non accès à l’eau chaude.

 

 

  • La contraception

Les campagnes de contraception sont présentes dans l’ensemble du pays avec des affiches dans les différents centres de santé. La contraception consiste en une injection gratuite tous les 3 mois dans un centre de santé. Cependant, la contraception n’est pas acceptée par tous du fait de la religion (principalement catholique) qui est très présente.

 

 

  • Le suivi des enfants

Dans les communautés, sont présents des centres de vigilance qui reçoivent une fois par semaine les mères et leurs enfants âgés de moins de 3 ans. Ces réunions permettent un suivi du développement de l’enfant et de donner des aides alimentaires aux enfants qui souffrent souvent de mal nutrition. De plus, ces réunions mettent en place des sessions de stimulations mères/enfants en fonction de l’âge. Sont présentes pour animer les réunions : une infirmière, une psychologue et une sage-femme. On propose aux enfants des exercices de « musculation », des massages, et des activités motrices.

  • massages et flexion/extension des jambes pour les bébés de moins de 6mois

  • flexion/extension, tiré-assis et debout pour les 6-12 mois, puis « invitation à la danse » debout.

  • Activités motrices : escaliers, déplacements, … pour les plus grands.

Même si l’accordage mère/enfant est parfois difficile et que les bébés les plus jeunes restent dans une position très passive, il s’agit d’un temps intéressant dédié uniquement à l’enfant et à son développement. Les mères peuvent ainsi se rencontrer autour de questions diverses concernant l’enfant.

Des affiches dans la salle insistent sur l’importance de mettre l’enfant au sol et d’éduquer l’enfant à deux (père et mère).

 

 


Conclusion

La rencontre avec les mères et les temps que nous avons passé, immergées dans la vie locale, nous ont permis de considérer la place de l’enfant, les coutumes, les croyances et le vécu des mères dans une culture bien différente de la nôtre. Certains éléments nous ont étonnées, questionnées. Il est cependant primordial de replacer les choses dans leur contexte et s’extraire de tout jugement.

Il nous semble important de poursuivre le travail que nous avons débuté cette année, notamment parce que nous pensons avoir notre place dans les sessions de stimulations des enfants et les activités proposées aux mères pour rompre l’ennui et entrer en contact avec leur enfant. Par ailleurs, il serait utile de développer davantage les observations sur l’allaitement. Un partenariat avec l’hôpital peut être envisagé dans la mesure où nous avons établi un premier contact.

Les besoins sont aussi matériels. Nos dons de vêtements ont été très appréciés dans les maisons maternelles.

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Commentaires : 2
  • #1

    taylor hampton solicitors (vendredi, 04 avril 2014 11:47)

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